Rencontre avec… Romain Trollet, PDG du groupe Assas Hotels

Issu de la très réputée Ecole Hôtelière de Lausanne en 2002, Romain Trollet a fait son apprentissage à Paris (hôtels Millésime et Aubusson), avant de rallier les Alpes en 2007. A Chamonix, il a d’abord contribué au repositionnement des Aiglons et du Morgane pour le groupe Temmos, puis s’est décidé à voler de ses propres ailes avec la création de la société Assas Hotels en 2011. Depuis, Romain Trollet ouvre ou rachète pratiquement un hôtel par an, notamment dans la vallée de Chamonix (Le Faucigny en 2011, L’Arve en 2012, L’Héliopic Sweet&Spa en 2013…). Fin 2016, le groupe Assas Hotels a encore fait sensation avec l’inauguration aux Houches du RockyPop Hotel. Un établissement de 150 chambres au concept original à petits prix. Autant d’établissements dotés d’une forte identité où le tourisme d’affaires figure en bonne place dans la stratégie de développement. Explications.

Comment se porte le groupe Assas Hotels ?
Très bien. Le groupe est en plein développement avec des produits différenciant, sachant qu’aujourd’hui, Assas Hotels est plus dans la conception et la création de nouveaux établissements que dans la reprise d’existants. Chacun de nos hôtels a sa propre identité en fonction de l’environnement et de la clientèle ciblée. Bref, on est à l’opposé des concepts de chaînes. D’ailleurs, même les grandes chaînes hôtelières sont en train d’évoluer dans notre sens. Aujourd’hui, les clients veulent garder le même confort mais avec une immersion dans une ambiance en phase avec leurs attentes.

Le tourisme d’affaires est-il un axe de développement important pour vos établissements ?
Oui, c’est même devenu un axe majeur qui contribue à l’équilibre économique global du groupe. Aujourd’hui, le tourisme d’affaires représente entre 20 et 30% du chiffre d’affaires en fonction de nos hôtels. L’Héliopic Sweet&Spa avec ses quatre salles de réunion, ainsi que le RockyPop avec ses sept salles et son concept décalé, ont notamment beaucoup de succès auprès des entreprises.

Quels sont vos atouts pour vous démarquer de la concurrence ?
Notre capacité d’adaptation en fonction de la demande de la clientèle avec des lieux de vie particuliers, chaleureux. Des univers singuliers, une ambiance qui favorise la rencontre et le partage. C’est la raison, par exemple, du succès du concept du RockyPop auprès d’une certaine typologie d’entreprises. L’Héliopic, lui, a un positionnement plus haut de gamme, plus luxueux, mais il propose lui aussi une expérience originale avec ses vastes parties communes qui permettent aux gens de se croiser. De tels lieux de vie incitent à l’échange et au partage pour optimiser la cohésion des équipes.

Quel est le profil-type de l’entreprise qui vient chez vous ?
Toute entreprise de 12 à 200 personnes qui veut organiser un événement dans un cadre original. On n’est pas dans le low cost ni dans l’hyper luxe. Nos hôtels sont juste formatés pour répondre aux nouvelles exigences du marché.

Avez-vous des offres spécifiques cette année ?
Oui, au RockyPop, nous avons créé deux grands patios extérieurs pour proposer l’organisation de séminaires en plein air avec barbecue jusqu’à 150 personnes dés ce printemps. Cet hiver, nous allons aussi multiplier les formules à La Plagne autour de la piste de bobsleigh et des soirées en igloo.

Avez-vous des projets à court ou moyen terme pour optimiser encore votre offre ?
Notre prochaine échéance, c’est l’ouverture de l’Hôtel Royal Madeleine, dans le quartier de la Madeleine, en plein cœur de la capitale, qui disposera de deux salles de séminaires. En décembre prochain, nous préparons aussi l’ouverture d’un nouvel hôtel de 50 chambres avec là aussi deux salles de séminaires d’une surface totale de 120 m² en plein centre de la station de La Clusaz.

Propos recueillis par Pascal Auclair